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25 janvier 2017 3 25 /01 /janvier /2017 23:23

Une semaine avant l'écriture de cet article, une blogueuse féministe relativement connue sur le Net recevait chez elle deux techniciens orange pour une intervention. Après celle-ci, l'un des deux techniciens s'est servi du numéro de téléphone qu'elle avait fourni pour l'intervention pour lui envoyer le texto suivant "Rebonjour. C'est le technicien orange. Juste pour.vous dire que vous étiez très jolie et que vous aviez un très beau sourire J'ai as osez devant mon collègue en formation. Et c'est pas très pro. Voilà désolé pour la gene..". La blogueuse a adressé une plainte au service des réclamations d'orange, informé le technicien de ce qu'elle avait fait, reçu un sms d'excuses, ainsi qu'un appel qu'elle a préféré ne pas prendre, et raconté toute l'histoire en détail sur twitter. Son compte étant très suivi, le récit de l'anecdote a été vu par un grand nombre d'internautes. A partir de là, je ne sais pas exactement dans quel ordre les choses se sont passées, mais il y a des eu des tweets qui expliquaient posément pourquoi cette blogueuse avait eu tort de faire appel au service réclamations au lieu d'expliquer diplomatiquement au technicien à quel point sa démarche était déplacée, des tweets qui expliquaient posément pourquoi elle avait eu raison de le faire, et de très, très, très nombreux tweets d'insultes émanant des deux camps, à ceci près que ceux qui étaient contre la plainte insultaient la blogueuse tandis que ceux qui étaient pour insultaient ceux qui était contre, ce qui fait qu'au bout du compte, qu'elle ait eu tort ou raison, c'est cette fille qui aura subi le plus de cyber-violence dans l'affaire.
Au final, le journal 20 minutes s'est fendu d'un article sur l'affaire, reprenant le récit de la blogueuse, résumant les réactions des internautes sur Twitter et nous informant que le technicien recevra un blâme, mais ne sera pas licencié.
Je me devais de résumer les faits, parce que beaucoup de choses ont été dites de cette "affaire", des choses très bêtes, des choses très intelligentes, et ce des deux côtés. Je ne souhaite pas m'étendre dessus plus qu'il n'est nécessaire, puisque ce n'est pas de l'affaire en question que je souhaite parler, mais des réflexions qui me sont venues suite à cette anecdote. Cependant, pour éviter que la question reste en suspens et qu’elle prenne plus d’importance à vos yeux qu’elle n’en a réellement, je vais tout de même donner ma position dans le débat.
Ce n'est pas si simple, et j'avoue que je n'ai eu d'avis définitif qu'une fois qu'il a été établi que le mec ne serait pas viré. Etant donné que le sms a été rédigé de façon aussi polie et respectueuse que possible et que le technicien s'est excusé dès qu'il a compris qu'il avait été offensant, un licenciement aurait été une sanction excessive. Croyez-en quelqu'un qui est au chômage depuis quinze ans. Mais la désinvolture dont il a fait preuve en utilisant des données professionnelles pour un usage privé montre qu'il avait besoin d'une bonne frousse pour comprendre qu'on ne doit pas dépasser les limites. Au final, la plainte aura peut-être permis à cet homme d'évoluer, et à Orange de sensibiliser un peu plus ses employés à la protection des données privées.
Ceci dit, que Buffy Mars ait eu cette réaction pour de mauvaises raisons, je suis toute disposée à le croire. Qu'elle ait paniqué devant quelque chose qui ne la mettait pas plus en danger que ça, je veux bien le penser. Que ses autres activités, sur Internet, aient habitué Twitter à la voir comme un personnage antipathique à qui on n'a pas envie de donner raison, je l’admets sans problème. La question n'est pas de savoir si elle est sympathique. La question est de savoir comment on est censé agir dans ce genre de situation. Et le fait est que, dans ce cas précis, elle a agi comme il fallait.
Soyons honnêtes une minute. Même si c’est pourtant l’aspect le plus important du problème, ce n’est pas la question des données privées qui divise Twitter, en réalité. Celle du professionnalisme non plus, d’ailleurs. Ce divise Twitter c’est de savoir si on a le droit d’aborder un/une inconnu(e) juste pour lui dire que son physique est agréable. Dit comme ça, ça ne parait pas si grave, et, de ce que j’en ai vu, un nombre conséquent de Twittos ne voient pas quel est le problème avec ça. J’en ai même vu une qui twittait « Si ça se trouve, mon technicien orange c’est l’homme de ma vie et à cause de Buffy Mars, il n’osera pas m’aborder. »
C’est là que m’est revenue en mémoire une conversation avec des collègues, il y a quelques mois. Durant la pause déjeuner, je ne sais plus pourquoi, chacun racontait comment il avait rencontré son conjoint. En boîte, par des amis, par des parents... Quand ça a été mon tour de parler, sans donner trop de détails (‘^^), j’ai expliqué que j’ai rencontré Pesme sur un forum qui parlait de séries télé.
_Et vous avez échangé vos numéros, direct ? M’a-t-on demandé.
_Heu... Non, on a PARLÉ d’abord. Les numéros, on les a échangés au bout de quelques mois, quand on a vu qu’on s’entendait bien. Et encore quelques mois après, on est sortis ensemble.
Les collègues me regardaient comme si je venais de leur présenter un concept REVOLUTIONNAIRE. Je suis sérieuse. "Ouah, se rencontrer grâce à des centres d'intérêt communs, quelle bonne idée !"
Leur réaction m'a totalement déstabilisée.
Ces collègues étaient des gens ordinaires, majoritairement des femmes. Ils s'intéressaient à leur boulot, aimaient les voyages, la musique, le cinéma, les vidéos marrantes sur facebook, la couture, et un tas d'autres choses. Et, pour ces gens ordinaires, choisir son âme sœur parmi les gens qu'on connait, et dont on sait qu'ils partagent les mêmes goûts, était une idée totalement nouvelle et inattendue.

Ce souvenir m’a fait penser à autre chose : avant internet, pour rencontrer des gens partageant les mêmes centres d’intérêt, il y avait des clubs. La plupart du temps, ils étaient fréquentés par des membres de même sexe. De toute façon, ils n’étaient pas très fréquentés et pas forcément bien considérés. Aujourd’hui, il y a internet, mais les gens qui s’en servent comme moi pour parler culture avec des inconnus sans que ça ait d’autre objectif que la conversation ne sont pas la norme. La norme, c’est de s’inscrire sur un site de rencontre dans le but de pécho. OK, c’est moins absurde que de vouloir pécho une cliente qu’on n'a rencontré qu’une fois, mais quand même, c'est comme les rencontres arrangées par les amis ou la famille, ça ne me fait pas rêver. Même si la "sélection" se base sur les centres d'intérêts des candidats, comment avoir une conversation naturelle et ordinaire quand on sait que l'enjeu de la rencontre, c'est de déterminer si on va pouvoir se mettre ensemble ou pas. Si on finit effectivement ensemble après cette conversation, est-ce parce qu'un sentiment a réussi à naître malgré le côté forcé du truc, ou est-ce parce que, n'ayant pas vu d'obstacle majeur à se mettre avec cette personne, on se met avec cette personne, comme on se mettrait avec une autre si c'était une autre qui avait été là...

Je veux bien croire que je suis une privilégiée qui a eu la chance de tomber amoureuse à un moment où je ne cherchais pas et... Non, en fait, je ne veux pas croire que je suis une privilégiée. De mon point de vue, c'est comme ça qu'une rencontre devrait se passer. On rencontre une personne, on n'a pas d'arrière pensée la concernant, mais, à force de la côtoyer, on réalise qu'elle nous plait, que l'affinité qu'il y a entre nous nous plait. Un sentiment nait, tout seul, sans qu'on le force, et nous lie à cette personne. On peut y croire, à ce sentiment, on ne l'a pas forcé, il est venu sans qu'on le veuille.

Etant donné le peu de circonstances exceptionnelles qu'a nécessité mon aventure, je ne comprends pas pourquoi il est exceptionnel que ça se produise de cette façon. En tout cas, à mon avis, celui avec qui on se met en couple, c'est celui dont la façon d'être fait spontanément naître l'envie de partager avec lui ses joies et ses peines, et ce pour le reste de sa vie. C’est peut-être une vision des choses un peu trop idéaliste et je manque peut-être de sens des réalités mais tout de même, au moins l’idée de choisir son partenaire en fonction de centres d’intérêt communs devrait être intuitive.
Or elle ne l’est pas. Et dans un contexte où elle ne l’est pas, comment expliquer quel est le problème d'aborder un(e) inconnu(e) pour lui faire un compliment sur son physique ? Si la norme, c'est de s'échanger les numéros dès le premier jour, alors effectivement, draguer une cliente qu'on n'a rencontré qu'une fois, questions de données personnelles mise à part, c'est tout à fait légitime. Draguer une personne qu'on vient de croiser dans la rue aussi.
Le problème, c'est que moi, me faire aborder quinze fois sur le trajet qui mène de la maison à la boulangerie, devoir expliquer quinze fois que non, je n'irai pas prendre un verre, que non, je ne suis pas intéressée, que non, je ne dirai pas ou je vais, que non, je ne dirais pas mon nom, que non, je ne m'arrêterai pas pour bavarder, et que non, je n'ai pas envie de faire connaissance, ça me gonfle. Ca ne me terrifie pas, ça ne m'angoisse pas, ça me gonfle.
On va faire abstraction du fait qu'il existe des violeurs et qu'on ne peut pas prévoir à l'avance qui en est un, parce que ce n'est pas ça mon problème. On va considérer, pour les besoins de la démonstration, que ces compliments sont sincères, que je ne suis pas la vingtième femme à qui vous sortez cette phrase aujourd'hui, et que mon visage vous a réellement suffi pour vous persuader que je suis la femme de votre vie. On va faire comme si j'étais célibataire et disponible. Et tiens, on va également décider, pour prouver que ce n'est pas une question de misandrie, que vous êtes vous-même une femme, tombée folle amoureuse de moi juste en voyant mon sourire. Et que je suis intéressée par les femmes.
Et bien, vous savez quoi ? Ca me gonfle quand même. Si vous n'étiez pas la quinzième aujourd'hui, et si je n’avais pas perdu autant de temps à repousser les avances des précédents, je ne serais sans doute moins exaspérée, mais je serais quand même mécontente. Si mon visage a illuminé votre journée, j'en suis ravie pour vous, mais je n'ai pas besoin d'en être informée, ça ne m'intéresse pas. Je ne suis pas concernée. Mon visage, ce n'est pas moi. Moi, c'est tout un tas de pensées, tout un tas d'humeurs, tout un tas de sentiments, à coté duquel mon visage n'est rien. Ca me vexe, que vous considériez mon visage comme un bon critère pour juger de ce que je vaux en tant que personne. En faisant comme ça, vous établissez que ma personnalité, que je me donne bien du mal à rendre intéressante et attachante, ne vous intéresse pas. Vous êtes prête à accepter n'importe qui pourvu qu'il ait ce visage-là. Donc, oui, ça me vexe. Aussi simple que ça. Et il n’y a aucune chance que cette stratégie porte ses fruits avec moi.

Suis-je un cas à part ?  Je ne suis pas la seule à me plaindre de la drague de rue, mais l'expérience a prouvé que ce n'est pas parce qu'on se plaint de la même chose qu'on s'en plaint pour les mêmes raisons.
Alors, étant donnée la réaction de mes collègues il y a quelques mois, et étant donnés les tweets lus il y a quelques jours, je suis toute prête à croire que c'est moi qui suis bizarre. J'ai eu, une fois, l'occasion de débattre sur facebook avec une fille qui estimait que quand un inconnu vous aborde pour vous dire que vous êtes jolie, il faut se sentir flattée et ne comprenait pas pourquoi j'estimais que non. Je ne me souviens plus comment c'est arrivé dans la conversation, mais au bout d'un moment, elle m'a sorti : "Mais toi, tu ne tomberais pas amoureuse de quelqu'un que tu trouve moche. Ne me dis pas que si, je ne te croirais pas." Le problème, c'est que si. Plus exactement, si Quasimodo avait le cerveau d'Einstein, alors je trouverais que Quasimodo est beau. Je suis incapable de trouver moche quelqu'un que j'apprécie. Mon sens esthétique est ravi par un beau visage, une belle silhouette, mais ce n'est pas ça qui me fera tomber amoureuse. Ce qui me fera tomber amoureuse, c'est une conversation à bâtons rompus sur un sujet qui m'intéresse. J'ai du mal à me représenter quelqu'un tombant amoureux juste d'un visage, et quand on me parle sentiments alors qu'on me connait à peine, j'ai du mal à croire à la sincérité de la personne.
De la même manière, je ne pourrais pas tomber amoureuse de quelqu'un rencontré sur un site de rencontre, ou au cours d'un rendez-vous amoureux organisé par des tiers. J'ai du mal à croire à une rencontre organisée DANS LE BUT de faire naître une histoire d'amour. Même si la personne ressemble exactement la personne que j'ai toujours cherché, je ne pourrais pas tomber amoureuse dans des circonstances pareilles. Comment pourrais-je savoir que cette personne est réellement tombée amoureuse de moi, qu'elle ne s'est pas juste convaincue qu'elle était amoureuse de moi par méthode Coué ? Comment pourrais-je savoir que je suis réellement tombée amoureuse d'elle, que ce n'est pas juste un rôle dans lequel je me suis laissée entrainer ?

Admettons que j'ai une façon de fonctionner atypique. Ce qui m'étonne beaucoup, c'est qu'elle soit atypique, parce que ma position ne me semble pas si illogique que ça. En fait, il me semble qu’il y ait une raison très simple à la façon dont les choses se sont passées pour moi. Je ne cherchais pas à rencontrer quelqu’un. Ne cherchant pas à rencontrer quelqu’un, j’ai eu envers tous ceux que je croisais l’attitude qu’on a envers tout autre être humain, je me suis rapprochée de ceux avec qui j’avaient des affinités, suis restée à distance de ceux qui n’avaient pas grand-chose à partager avec moi, et de fil en aiguille, le reste s’est fait tout seul.
Les relations amoureuses sont des relations humaines comme les autres. Elles sont sensées naître et se développer de la même manière que n'importe quelle autre relation humaine. Je pensais que ça tombait sous le sens, mais aujourd'hui, je suis impressionnée par le nombre de gens qui semblent considérer le couple surtout comme un achievement à débloquer pour avoir un bon score au jeu de la vie.

En même temps, il se trouve que faire un bon score est particulièrement impératif, dans notre société. Personne ne croit à la malchance. Dans l’idée populaire, quelqu’un de constante bonne volonté qui ne fait jamais d’erreur réussira forcément à réaliser tous ses rêves, tous, même s’il s’agit d’un paraplégique qui rêve d’escalader le mont blanc en solitaire et sans matériel. Les gens qui, comme moi, n’ont pas la chance d’avoir les capacités nécessaires, ou de voir les circonstances idéales rassemblées, pour que leur rêve se réalise, se voient expliquer qu’ils sont les seuls et uniques responsables de leur échec, que leur échec est la preuve de leur mauvaise volonté et de leur manque d’intelligence. Bref, dans notre société, quelqu’un qui rate, c’est quelqu’un qui ne vaut rien. Pour prouver qu’on vaut quelque chose, il faut réussir quelque chose, et la meilleure des preuves qu’on vaut quelque chose, c’est de s’afficher avec quelqu’un à son bras. Ça marche. Et l’effet inverse marche aussi : j’ai vu des gens se moquer de célibataires parce qu’ils sont célibataires.

Il faut être en couple, peu importe comment, peu importe avec qui, du moment qu'on a le point. L'autre n'est pas un partenaire avec qui on va construire son projet, c'est un élément du projet, un accessoire, et du moment qu'il remplit son rôle correctement, il peut bien faire ce qu'il veut et penser ce qu'il veut de son côté, chacun sa partie, et dans la nôtre, il n'est qu'un PNJ. Et non, ce n'est pas une attitude exclusivement masculine : j'ai rencontré des filles qui pensaient comme ça, elles ont leurs copines d'un côté, leur chéri de l'autre, et l'idée d'être copine avec leur chéri ne leur vient pas.
Vous allez me dire, et vous aurez raison, que si tout le monde à part moi est heureux comme ça, de quel droit est-ce que je m'insurge contre cette façon de penser ? Le souci, c'est d’une part, que du coup je me fais draguer dans la rue par des inconnus et que ca me gonfle, et d’autre part que je ne suis pas convaincue que tout le monde à part moi soit heureux comme ça. Je ne suis pas totalement sûre que ça satisfait les gens, d'être un joueur solitaire toute leur vie durant. Moi, en tout cas, la solitude je ne la supporte pas. Je préfère les parties en co-op. Je ne peux pas m'empêcher d'être sûre qu'au fond, les gens seraient plus heureux s'ils raisonnaient comme moi, s'ils pensaient que le couple, ce n'est pas un achievement, c'est un mode 2 joueurs qu'il faut faire durer le plus longtemps possible. Dans l'idéal, la quête n'est jamais accomplie parce qu'elle ne se termine jamais. Il ne s’agit pas de prouver sa valeur en déverrouillant le succès « petit copain » pour ensuite ranger la récompense dans son inventaire et l’oublier. Il s’agit de collaborer avec un deuxième joueur pour faire une partie qui en vaut la peine.
Dans ces circonstances, vous comprendrez qu'il me paraisse incongru de me faire draguer par un inconnu dans la rue, par un technicien orange ou, comme ça m'est déjà arrivé, par l'ambulancier qui a conduit ma grand-mère aux urgences. En échange, je ne m'offusquerai pas qu'on me demande pourquoi j'estime que ce n'est pas flatteur. Je suis prête à l'expliquer, dix fois, vingt fois s'il le faut, et le plus beau, c'est que je peux le faire sans prononcer une seule fois les mots #harcelement, #maletears, #cultureduviol, #patriarcat et #sexismeordinaire. Parce que vous en avez marre des fausses problématiques qui empêchent de réfléchir aux vraies questions, et moi aussi. Donc, laissons tomber les hashtags à la con, et discutons, c'est possible. Je ne vous accuserai pas d'être misogyne, vous ne m'accuserez pas d'être coincée. Je vous dirai que je trouve votre vision des relations amoureuses très insatisfaisante, et vous me répondrez que ce n’est quand même pas la peine de m'en vexer.
Il y a un an ou deux, quand j'ai commencé à m'exprimer contre les dérives du féminisme, je me sentais très seule. Aujourd'hui, je ne suis plus en position de minorité. Tout le monde en a ras-le-bol du féminisme, ou en tout cas de cette version du féminisme, et ce ras-le-bol vaut aux Buffy Mars de finir sous des torrents d’insultes même quand leurs actions ont été légitimes. Mais ce ras-le-bol ne doit pas nous faire perdre notre bon sens. Ne nous mettons à revendiquer le droit de sortir ensemble juste pour le physique. Parce que, ok, ce n’est pas un crime, mais on ne gagne rien à obtenir satisfaction.
Et pour ceux qui pensent que Buffy Mars n’aurait pas réagi comme ça si le technicien avait été sexy, je vous parie qu’il l’était. Mon ambulancier, en tout cas, était très beau gosse. Ca ne m’a pas empêchée de le trouver ridicule.

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commentaires

M
Chanson sur les dessous des rapports femmes hommes : <br /> "capitalo-sexo hypocrisie". <br /> Perso j'ai vécu d'avoir fait une chanson pour épater une caissière brésilienne juste parce qu'elle l'était (attachement personnel à la culture), alors même que je n'en attendais qu'un retour artistique, donc non sexualisé. Une semaine environ passe, le vigile me tombe dessus en me demandant de ne plus passer à sa caisse. Au moins sa plus belle revanche à la fille, aura été la jouissance d'un nouveau pouvoir celui d'évincer un client donc en dominant l'homme par l'homme. Autrefois le chef de magasin aurait dit "ma petite mère tu prends sur toi au pire c'est flatteur et poétique". Pourquoi affronteraient-elles l'autre puisque technologie et féminisme moderne bénissent leur nouveau choix de la facilité ? Bloquer un message, bloquer l'autre, invoquer un vigile bref, ne plus affronter. Autrefois les gens avaient du tempérament. Maintenant les films anciens sont devenus le meilleur refuge de mes yeux, pour ne plus les laisser se poser sur ce spectacle moche. Bref. Maintenant je ne vais plus au magasin que je connaissais pourtant depuis l'enfance, au fond les perdants sont eux car autant de fois que je n'y retourne plus seront autant de pognon foutu ailleurs. Mais mon histoire ça va encore. Le technicien j'aurais pu être celui-là. La cliente qui se fait convoiter ne nous avouera pas le vrai scandale. Il n'y a pas de lourdeur. Juste des hommes moins solvables que d'autres. Rendue à la quarantaine, la cliente accueillera volontiers d'un technicien un SMS, même pas très conforme, et le trouvera bien précieux. Quand je croise des vieilles qui osent me fixer, j'ai moi aussi envie de jouer la chochotte en pensant "quand tu étais une princesse arrogante, m'aurais-tu trouvé aussi intéressant ? " https://youtube.com/watch?v=Xi4w6H3ENlM
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T
cet article est absolument édifiant ! merci beaucoup Tchoucky !
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N
Bonjour je me prénomme nadia mère de 3 enfants. Je vivais à briouze avec mon mari, quand en 2018 il <br /> <br /> décida d'aller en voyage d'affaire à Bresil , où il tomba sur le charme d'une jeune vénézuélienne et ne <br /> <br /> semblait même plus rentrer. Ces appels devenaient rares et il décrochait quelquefois seulement et après du <br /> <br /> tout plus quand je l'appelais. En février 2019, il décrocha une fois et m'interdit même de le déranger. <br /> <br /> Toutes les tentatives pour l'amener à la raison sont soldée par l'insuccès. Nos deux parents les proches <br /> <br /> amis ont essayés en vain. Par un calme après midi du 17 février 2019, alors que je parcourais les annonce <br /> <br /> d'un site d'ésotérisme, je tombais sur l'annonce d'un grand marabout du nom ZOKLI que j'essayai toute <br /> <br /> désespérée et avec peu de foi car j'avais eu a contacter 3 marabouts ici en France sans résultât. Le grand <br /> <br /> maître ZOKLI promettait un retour au ménage en au plus 7 jours . Au premier il me demande d’espérer un <br /> <br /> appel avant 72 heures de mon homme, ce qui se réalisait 48 heures après. Je l'informais du résultat et il <br /> <br /> poursuivait ses rituels.Grande fut ma surprise quand mon mari m’appela de nouveau 4 jours après pour <br /> <br /> m'annoncer son retour dans 03 jours. Je ne croyais vraiment pas, mais étonnée j'étais de le voire à <br /> <br /> l'aéroport à l'heure et au jour dits. Depuis son arrivée tout était revenu dans l'ordre. c'est après <br /> <br /> l'arrivé de mon homme que je décidai de le récompenser pour le service rendu car a vrai dire j'ai pas du <br /> <br /> tout confiance en ces retour mais cet homme m'a montré le contraire.il intervient dans les domaines <br /> <br /> suivants<br /> <br /> Retour de l'être aimé<br /> Retour d'affection en 7jours<br /> réussir vos affaires , agrandir votre entreprises et trouver de bon marché et partenaires<br /> Devenir star<br /> Gagner aux jeux de hasard<br /> Avoir la promotion au travail<br /> Envoûtements<br /> Affaire, crise conjugale<br /> Dés-envoûtement<br /> Protection contre les esprits maléfices<br /> Protection contre les mauvais sorts<br /> Chance au boulot évolution de poste au boulot<br /> Chance en amour<br /> La puissance sexuelle.<br /> agrandir son pénis <br /> Abandon de la cigarette et de l'alcool<br /> <br /> voici son adresse mail : maitrezokli@hotmail.com vous pouvez l'appeler directement ou l 'Ecrire sur <br /> <br /> whatsapp au 00229 61 79 46 97
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P
Salut Tchouky,<br /> <br /> <br /> Article que j'ai trouvé très intéressant, mais qui m'a donné l'envie d'y réagir, car j'ai trouvé 2 ou 3 prémisses que je trouve contestables, ou en tout cas, pas aussi vraies qu'il n'y paraîtrait à première vue.<br /> <br /> Je vais commencer chacun de mes paragraphes par le fait de reprendre un passage sur lequel je réagis.<br /> Il y a un bref résumé à la fin.<br /> <br /> <br /> "<br /> En faisant comme ça, vous établissez que ma personnalité, que je me donne bien du mal à rendre intéressante et attachante, ne vous intéresse pas.<br /> "<br /> => Alors, techniquement, non, ça ne veut pas dire ça : ça veut juste dire que la personne qui t'aborde s'est déterminée à le faire juste à partir de ça ("[ton] visage a illuminé [leur] journée"). Après t'avoir abordée, et si elle en a l'occasion, elle pourra découvrir par ailleurs que ta personnalité l'intéresse, ou pas. C'est juste que, pour toi, ça n'est pas un critère valorisant; sans doute car trop générique, trop instable dans le temps, pas fiable pour estimer si l'on sera en effet capable de passer de bons moment avec la personne, sur le long terme. Pour d'autres personnes, qui seraient plus intéressées par un "coup d'un soir", par exemple, ce genre d'évaluation à distance pourrait apparaître comme raisonnablement suffisante / appropriée. Mais j'imagine que là on s'éloigne un peu du sujet, vu qu'il me semble qu'une hypothèse qui est faite dans ton article est que l'on parle vraiment de sentiment amoureux, et pas d'autre chose, comme le désir physique. Et, notamment dans les commentaires, tu parles déjà du fait que pour d'autres personnes, leur apparence physique (pour laquelle elles peuvent aussi "se donner bien du mal") sont une composante de leur personnalité tout aussi importante que le reste, donc je n'ai pas à soulever ce point.<br /> <br /> <br /> <br /> "<br /> Comment pourrais-je savoir que cette personne est réellement tombée amoureuse de moi, qu'elle ne s'est pas juste convaincue qu'elle était amoureuse de moi par méthode Coué ? Comment pourrais-je savoir que je suis réellement tombée amoureuse d'elle, que ce n'est pas juste un rôle dans lequel je me suis laissée entrainer ?<br /> "<br /> => En effet, vu les conditions que tu mets sur la notion de sincérité (n'avait pas d'arrière pensée avant la rencontre, entre autres), ça n'est pas possible de t'en convaincre. Mais est-ce grave ? Il me semble qu'on peut mesurer la qualité / la "sincérité" d'une relation avec des métriques "objectives" : durée des discussions; proportion d'écoute active et intéressée; contenu des réponses témoignant de l'investissement intellectuel dans la discussion, montrant qu'on prête attention à autrui; sincérité des sourires (étudier les coins des yeux)... <br /> Globalement, il s'agit d'évaluer le temps passé à penser à l'autre, et à évaluer quels sont les sentiments perçus, et quels sont leur intensité, l'hypothèse étant que l'existence et l'intensité de ce genre de sentiment se traduit par des actes particuliers / des postures particulières, des comportements distincts, ou bien en tout cas une propention plus élevée à ces comportements / à ces actes. Comme tu le dit, l'amour (en tout cas le sentiment amoureux auquel tu fais référence, et dont je partage sans doute la définition) c'est quelque chose qui se développe au fil du temps, qui se construit. Que change donc le fait que la rencontre ait été préméditée pour pouvoir donner lieu à une relation, le cas échéant ? Certes, tu n'auras pas de certitude que la personne t'a abordée pour les raisons que tu juges nobles. Mais ce qui compte, c'est que vous restiez en contact, voire que vous vous mettiez en couple, pour les bonnes raisons, non ? Comment ferais-tu la différence entre un partenaire qui aurait eu des arrières pensées lors de votre rencontre, et un qui n'en aurait pas eu, si, au final, lors de la relation, ils font preuve des mêmes comportements romantiques mesurables ? Et même question pour toi : si tu es heureuses grâce aux moments que tu passes avec cette personne, et que ta rencontre avec elle n'a pas mis à mal les plans que tu avais pour ta vie, en quoi serait-ce un problème particulier que de t'être éventuellement laissée entrainer par les circonstances ?<br /> <br /> <br /> <br /> "<br /> En fait, il me semble qu’il y ait une raison très simple à la façon dont les choses se sont passées pour moi. Je ne cherchais pas à rencontrer quelqu’un. Ne cherchant pas à rencontrer quelqu’un, j’ai eu envers tous ceux que je croisais l’attitude qu’on a envers tout autre être humain, je me suis rapprochée de ceux avec qui j’avaient des affinités, suis restée à distance de ceux qui n’avaient pas grand-chose à partager avec moi, et de fil en aiguille, le reste s’est fait tout seul.<br /> "<br /> => Mais comment faire si on est à la recherche de quelqu'un ? D'après ce que tu dis, dès lors qu'on fait une démarche consciente pour atteindre cet objectif, on ne pourra jamais être sûr de la sincérité du début d'une relation, et apparemment, d'après ce qu'on comprend en te lisant, cela semble condamner la relation tout court. C'est une position assez absolue et tranchée, que j'ai déjà réfutée plus haut, selon moi. Mais surtout, si tu est cohérente, cela signifie-t-il que les gens qui sont à la recherche d'une relation sont condamnés à devoir ne rien faire pour espérer atteindre cet objectif, sous peine de corrompre toute tentative de rencontre, avec leurs arrières-pensées ? Pour moi, cela va à l'encontre du fait que, quand on souhaite quelque chose, il faut se donner les moyens d'atteindre cet objectif... Dans le cas présent, cela consiste à rencontrer des gens jusqu'à ce que l'on trouve une personne avec qui il y a suffisamment d'accointances à notre goût. Vu qu'on se doit d'être honnête dans sa démarche, il faut faire savoir à l'autre le plus tôt possible qu'on est dans ce genre de démarche. Et vu qu'on souhaite éviter d'importuner quelqu'un qui n'est pas dans ce genre de démarche, il faut éviter d'aborder n'importe qui dans n'importe quelle circonstance, comme ça peut être le cas avec la drague de rue. Les sites de rencontres (ou toute autre institution / outil destiné à faire se rencontrer des gens souhaitant trouver un partenaire, comme les agences matrimoniales auparavant) permettent d'apporter une solution, peut-être imparfaite mais c'est déjà ça, à cette problématique : quand on aborde quelqu'un sur un site de rencontre, la personne sait tout de suite que c'est sans doute dans le but de rencontrer un potentiel partenaire. Et vu qu'elle est elle-même inscrite sur le site, on sait qu'elle est également dans une démarche de recherche de partenaire, ce qui donne le droit de l'aborder (+ l'asynchronicité de l'outil permet de prendre son temps pour réagir, et de ne pas être pris.e au dépourvu). Par ailleurs, on aura pu disposer de plus d'info sur elle, via son profil, que juste sa photo, comme ses goûts, ses loisirs, etc... Donc le fait de l'aborder résulte potentiellement d'une considération plus complète de sa personnalité, et plus proche de tes critères idéaux. Avec cette solution, il y a forcément des arrières-pensées, mais les deux parties en ont conscience, et on doit partir du principe qu'elles sont assumées. C'est une solution pratique (dans le sens "pas idéale, mais à même d'atteindre l'objectif, en tenant compte des contraintes de la réalité") à une problématique concrête que rencontrent beaucoup de personnes.<br /> <br /> <br /> "<br /> Je veux bien croire que je suis une privilégiée qui a eu la chance de tomber amoureuse à un moment où je ne cherchais pas et... Non, en fait, je ne veux pas croire que je suis une privilégiée.<br /> "<br /> => Si, vu comme cela, j'ai le sentiment que ton discours ressemble un peu à celui d'une personne privilégiée par les circonstances : c'est facile de dire rétrospectivement que le parcours que tu décris devrait être la norme, quand tu ne cherchais pas spécialement à rencontrer quelqu'un, et que donc que tu ne t'intéressais pas aux taux de succès d'une telle démarche, et à l'investissement en ressources (notamment en temps) que représenterait le fait de chercher à l'appliquer dans le but de trouver quelqu'un (si tant est que cela soit possible, vu qu'apparemment, le seul fait d'avoir conscience que l'on fait cela pour trouver quelqu'un, fait tout tomber à l'eau / corrompt la démarche, selon toi...).<br /> <br /> <br /> "<br /> Etant donné le peu de circonstances exceptionnelles qu'a nécessité mon aventure, je ne comprends pas pourquoi il est exceptionnel que ça se produise de cette façon.<br /> "<br /> => J'imagine que cette phrase témoigne surtout de ton ressenti suite à la conversation que tu as eue avec tes collègues, et à laquelle tu fais référence, n'est-ce pas ? Parce que, pour étudier correctement la question, il faudrait des stats sur les circonstances qui ont faites que les gens se sont mis en couple. Peut-être que la situation que tu décris comme idéale est moins rare que ce que tu crois ? Peut-être as-tu eu l'impression qu'elle est spécialement rare, juste en raison des circonstances particulières où cette réflexion t'est venue à l'esprit (collègues de travail d'un côté, Facebook de l'autre ?). Et, pour la question qui nous intéresse, il faudrait se pencher sur le fait de savoir si ces gens qui se sont mis en couple cherchaient à se mettre en couple ou pas. Alors seulement on pourra voir si telle ou telle situation, si telles ou telles circonstances, sont "exceptionnelles" ou pas (je prend "exceptionnel" au sens statistique ici; à moins que tu voulais dire autre chose ?).<br /> <br /> <br /> "<br /> au moins l’idée de choisir son partenaire en fonction de centres d’intérêt communs devrait être intuitive. <br /> "<br /> => Mais c'est déjà le cas, en tout cas il me semble que c'est plus répandu que ce que tu sembles penser : en effet, c'est le principe de la plupart des sites de rencontre, où il est possible et encouragé de chercher quelqu'un avec qui on partage a priori certains centres d'intérêts. C'est juste que, sur un site de rencontre, on sait et on est conscient du fait que les gens sont là pour en rencontrer d'autres avec l'intention de chercher un partenaire. Hm, à moins que tu parles de la répartition de cette idée dans la population... Là encore il faudrait faire des stats, et demander aux gens ce qu'ils pensent que constituent de bonnes raisons de se mettre en couple avec quelqu'un.<br /> <br /> <br /> Pour continuer sur ta remarques sur les arrières pensées lors d'une rencontre, et suite à ma réflexion concernant le fait que ce que tu décris ne peut pas s'appliquer aux personnes qui CHERCHENT à avoir une telle relation: <br /> Peut-être pourrais-tu alors remettre en cause le fait que des gens puissent vraiment ressentir le besoin de se mettre en couple, au point de "s'abaisser" à utiliser des méthodes qui ne pourront jamais garantir l'absence d'arrière-pensée, comme des sites de rencontre. C'est vrai que tu abordes le fait qu'il semble que, dans notre société contemporaine, il y a une injonction omniprésente à se mettre en couple; ce qui pousse sans doute pas mal de gens à le faire, sans chercher à trouver une personne avec qui ça "match" raisonnablement. Auquel cas c'est plus un problème de culture et d'éducation, que d'outil / que de démarche. Personnellement, je ne vois pas où serait intrinsèquement le problème à vouloir se mettre en couple avec quelqu'un (que ce soit pour être en couple, ou bien parce qu'on a le désir de fonder une famille, aussi, tiens), et à être dans une démarche visant spécifiquement cet objectif, tant que l'on est honnête, et que l'on respecte autrui.<br /> <br /> <br /> Tiens, quelque chose qui m'est venu à l'esprit également : je peux comprendre pourquoi le fait de se mettre en couple, voire en ménage, rapidement, avant même l'émergence d'un "vrai" sentiment amoureux réciproque, peut apparaître comme déraisonnable et risqué : en effet, si ça ne marche pas, alors on aura probablement passé plus de mauvais moment que de bons, et que si on était resté seul.e. Ceci dit, cela peut aussi s'interpréter comme le fait de mettre en place le plus rapidement possible les conditions permettant à la fois à l'amour de se développer, si les personnes sont compatibles (ce qui ne pourra être déterminé que rétrospectivement), et d'autres part, d'évaluer si on est capable de vivre en ménage avec la personne. Et pour des gens qui ont un objectif spécifique (comme celui de fonder une famille, par exemple), c'est d'autant plus utile. D'autant plus que le temps passe, d'ailleurs. <br /> <br /> <br /> "<br /> Parce que, ok, ce n’est pas un crime, mais on ne gagne rien à obtenir satisfaction.<br /> "<br /> => On n'y gagne peut-être pas le réconfort d'une relation romantique, mais dire qu'on ne "gagne rien" me paraît exagéré. Toi cela ne t'intéresse sans doute pas, et vu que cela implique juste l'inconvénient (autrui se permet de t'aborder dans la rue pour te draguer), je comprends ton ressenti. Mais, pour des raisons que j'ai déjà évoquées, je pense que c'est faux; en tout cas, que d'autres personnes y trouvent leur compte. Je ne suis pas forcément en désaccord avec ce que tu demandes ("ne pas revendiquer..."), vu les désagréments que ça peut entraîner pour autrui (drague de rue non-sollicitée); mais je tiens à ce que cela ne se fasse pas au prix d'approximations et de contre-vérités.<br /> <br /> <br /> En bref, si je résume:<br /> - Ok pour dire que le sentiment romantique prend un peu de temps pour se développer (en tout cas, distinct de "coup de foudre"), car conséquence de moments passés avec l'autre.<br /> - Ok pour tes remarques sur la drague de rue, encore qu'on pourrait argumenter qu'il y a des personnes pour lesquelles c'est une manière acceptable d'aborder quelqu'un, selon l'objectif de la relation. Mais vu qu'ici on parle de sentiment amoureux, vu la définition donnée ci-avant, c'est hors-sujet, ok.<br /> - Ok pour dire que ce que tu as décrit constitue une manière idéale de débuter une relation romantique sincère et de se mettre en couple avec quelqu'un.<br /> - MAIS, cela relève du hasard, et ça ne répond pas à la problématique "Que faire si je ressens l'envie de me mettre en couple avec quelqu'un / si l'objectif légitime que je poursuis passe par la mise en couple avec quelqu'un ?".<br /> - Les outils / institutions comme les sites de rencontres permettent d'apporter une réponse pratique à cela, tout en respectant l'espace personnel des gens ("personnal space"), en leur donnant la possibilité de quitter l'outil / l'environnement s'ils n'ont plus envie. Surtout, rien ne permet de dire que parce qu'une rencontre a été initiée de manière intéressée, elle ne va pas déboucher sur une relation avec de vrais sentiments romantiques, si tant est que les personnes soient honnêtes et passent effectivement des moments ensembles (éventuellement de manière "virtuelle", dans le cadre de discussions à distances).<br /> - Selon moi, il est facile pour toi de tenir ce genre de discours, et notamment d'avoir des critères d'acceptabilités assez restrictifs, car tu ne partages pas / tu n'as pas partagé le besoin / l'envie / les projets que d'autres personnes peuvent ressentir / désirer atteindre, et qui impliquent de se mettre en couple avec quelqu'un. Certaines envies peuvent être assez vaines (ex: "pour faire comme tout le monde" / "comme la société m'y enjoint"), d'autres, sans doute plus légitimes ("je souhaite fonder une famille"). Le cas échéant, je ne vois pas en quoi cela serait mal de faire certains compromis, en termes d'accointances avec le partenaire, et en tout cas par rapport à tes critères, si cela permet d'atteindre l'objectif désiré, et si ces compromis sont raisonnables et correctement gérés.<br /> <br /> <br /> Bonne journée à toi : )<br /> <br /> <br /> Pavel
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M
Ca fait tellement de bien de te lire! Ce que j'aime dans tes articles, c'est qu'ils respirent le bon sens. Bon ça, et le fait que moi aussi j'en ai marre de me faire siffler par 15 abrutis quand je traverse la rue, et que tu as expliqué magistralement pourquoi les filles comme nous en ont marre. J'ajouterai juste que personnellement, ça me aussi donne l'impression de n'être qu'un morceau de viande aux yeux de ces types. <br /> Mais ce que tu as écrit au sujet des relations de couples, c'est à la fois surprenant, et évident. Surprenant parce que au vu du début, je m'attendais surtout à lire ton avis sur le harcèlement et ses formes. Mais en fait, je me rend compte que tu traité non pas le symptôme, mais le problème. Ce que peu de gens font, en fin de compte: on sait parler du harcèlement, mais on ne sait pas dire pourquoi il est là. Et quand tu le dis, c'est tellement évident que tout part des relations amoureuses... Mais c'est tellement rare de l'entendre (enfin, de le lire). Merci à toi pour cet article qui fait du bien.
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T
Je n'ai pas parlé du sentiment d'être prise pour un morceau de viande, du moins pas en ces termes, parce que j'ai eu l'occasion de constater que ceux à qui la drague de rue ne semble pas dérangeante ne comprennent pas vraiment cette expression. Du moins, c'est ce qui est ressorti de mon débat (mine de rien très instructif) sur Facebook avec cette fille qui défendait le droit des gens de draguer dans la rue à condition qu'ils soient sincères et qu'ils aient réellement eu le coup de foudre. Pour cette fille, son apparence physique était un aspect comme un autre de son identité, et c'est sûr qu'elle n'avait pas l'intention de se contenter d'une attirance physique et qu'elle estimait qu'il fallait que le hasard fasse rudement bien les choses et qu'à l'attirance physique s'ajoutent des affinités de personnalité pour que ça marche. Mais être abordée parce qu'elle était jolie ne lui semblait pas plus absurde que d'être abordée pour sa passion pour le Jokari ou un autre élément quelconque de sa personnalité qui ne suffirait pas à la définir, mais ferait partie d'elle quand même. Je ne suis pas parvenue à lui faire comprendre que même être abordée pour ma passion pour le Jokari me paraîtrait peu flatteur. Qu'en fait, je n'avais pas envie d'être "abordée". Que de mon point de vue, il faut attendre de bien connaître les gens et de les fréquenter depuis un moment avant d'avoir des arrières-pensées à leur sujet. Pour cet article-ci, j'ai préféré employer des expressions plus compréhensibles même pour des gens, car visiblement il y en a, qui estiment que leur physique fait partie de leur identité au même titre que tout le reste et qu'il n'est pas plus dénigrant d'attirer l'attention pour ça que pour le reste.