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Au foutoir de la fiction

Ca vous arrive aussi ?

27 Novembre 2012 , Rédigé par tchoucky Publié dans #Méta-écritures

Des fois, le soir, dans mon demi sommeil me vient un poème, une image, un air, une série de phrase, n'importe quoi, mais en tout cas, quelque chose de vraiment très beau, qui mériterai que je l'écrive, l'enregistre, le dessine, que je le mette ailleurs que dans ma tête. Mais je suis à moitié endormie. Je n'ai pas la force de me lever, redescendre de la mezzanine, rallumer l'ordinateur et noter l'idée. Je n'ai même que vaguement conscience que je suis allongée, je suis quasiment en train de dormir, et je pense, très, très, très fort.
"Demain, quand je serai levée, il faut à tout prix que je me souvienne de ça, et que je le réalise". Et le lendemain, évidemment, j'ai oublié.
D'ailleurs, je ne suis même pas sûre que, en m'arrachant au sommeil, en descendant l'échelle quatre à quatre, et en me ruant sur mon ordinateur, mon dictaphone, mon carnet à dessin, mon carnet d'écriture, je ne constaterais pas que l'idée a tout de même disparu, même si je me suis arrachée au sommeil. Je l'ai oubliée en me réveillant, je n'étais pas capable de la concevoir autrement que dans un état de demi sommeil.

Ces idées sont toujours très nettes, et parfaites.
Si c'est une musique, j'en entends distinctement chaque instruments. Si c'est une image, je vois exactement ce que je ne vois jamais : où doivent être mises les ombres, comment doit être mise la couleur, quoi mettre comme détail pour que l'arrière plan soit très précis. Si c'est un poème, les rimes en sont magnifique, inventives, merveilleuse. Si c'est une histoire, elle est bouleversante.
Est-ce que je suis plus créative quand je m'endors, ou est-ce simplement que mon sens critique se tait et que ce qui me paraît de magnifiques idées sont en réalité aussi plates et maladroite que ce que je crée quand je suis éveillée ? Je ne sais pas.
Des fois, je retiens des bribes. La dernière fois, j'ai réussi à garder trois notes d'une musiques. J'ai réécouté ces trois notes bien des fois dans l'espoir de me rappeler du reste, mais en vain. Et non, ces trois notes ne sont pas époustouflantes par leur harmonie. C'est... Ben... Trois notes, quoi. Il y avait des paroles avec, qui contenaient les mots lune et travail. C'est... Ben... Des mots, quoi.

Ce qui me navre le plus, c'est de perdre les images. Ecrire des poèmes, composer des airs, je le fais déjà. Ce que je fais n'est pas immortel, mais ça me procure de la satisfaction. Le dessin, c'est un truc que je ne sais pas faire. Sauf quand je suis à moitié endormie. Là, je vois tout. Je sais exactement comment mettre le relief, comment créer une profondeur, comment agencer les couleurs. Et puis je me réveille, et je ne sais plus rien, j'essaye de retenir des règles, des constances, mais je n'arrive jamais à faire quoi que ce soit d'acceptable, ou alors par pur hasard.
C'est comme si je passait d'un état de totale clairvoyance à un état de cécité partielle. Je me rappelle de l'idée d'idée, mais je n'arrive plus à me la représenter.

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G
Pas mal du tout cette anecdote @aurore, ça permet de relativiser. Et ça confirmerait l'hypothèse que notre sens critique se tairait quand nous dormons comme dit Tchoucky.<br /> Je pense que nos idées restent des idées, comme des rêves, elles sont bourrées de "trous" que nous comblons par "époustouflant".<br /> Reste qu'avoir un carnet la nuit ce n'est pas mal, mes dessins sont plutôt cool quand je me lève pour coucher mes traits sur le papier.<br /> Donc oui ça m'arrive souvent, il faut se dire que les idées reviendront la nuit suivante.
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A
Ca me rappelle une histoire que j'avais entendu je ne sais plus ou :<br /> un scénariste est très agacé car il a toujours des supers idées d'histoire, mais à chaque fois c'est juste avant qu'il s'endorme, alors à son réveil il les a oublié. Il raconte sa frustration à un<br /> ami qui lui conseil de mettre un carnet et un stylo juste à coté de son oreiller pour l'écrire rapidement. La nuit suivante le scénariste pose son carnet, et il commence à s'endormir... et avoir<br /> une idée géniale ! Il se dépêche d'écrire son idée géniale et s'endors. A son réveil il regarde son carnet : il avait écrit "un type tombe amoureux d'une fille" . ^^
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