"Poupée de Chiffon"
Le roman nouveau est arrivé !
La Planète des Couleurs a le plaisir de vous présenter son dernier ouvrage en date Poupée de Chiffon de Loetitia Meyer-Manent, et non, je n'ai pas fait de fautes d'orthographe dans le prénom.
A travers le prismes déformant des souvenirs à demi effacés, une jeune femme fantasmes ce qu'à du être l'histoire de ses parents.
Des événements douloureux qu'elle nous rapporte, on ne sait jamais lesquels sont vrais, lesquels sont faux, lesquels sont exagérés, mais une choses est certaine : la détresse qui s'en dégage,
elle, est bien réelle.
Couverture de votre serviteuse.
Ce petit livre se lit très rapidement. Les chapitres sont courts, rédigés comme des poèmes en prose. Parfois, ce n'est qu'un enchainement de lignes d'un seul mots. Ce n'est pas une lecture
détendeante. La douleur qui émane de ces mots est poignante, mais la beauté des phrases la sublime, et en fait une expérience de littérature qui dépasse la douleur.
Une jeune femme raconte l'histoire de ses parents, mais est-ce réellement leur histoire, ou juste une succession de cauchemar inspirés par le vide ressenti par leur fille mal aimée ? Il s'agit de
creuser en dessous de la surface, de voir au delà de la mère, du père, de voir quels enfants blessés se cachent en eux et les empêche d'être les parents dont leur fille aurait eut besoin. Il
s'agit de retrouver la petite fille qui a été la mère, le jeune homme qui a été le père, et expliquer pourquoi, comment ? Qu'est-ce qui est vrai, qu'est-ce qui est faux ? Qu'est-ce qui est
grossit ? Qu'est-ce qui est mal compris ? Impossible de le savoir, nous n'avons que le point de vue de cette jeune femme, qui devine, juge, et pourtant, reconnait ce fait si difficile à admettre
: ses parents sont de simples humains, avec leurs limite.
Plus qu'un récit, une réflexion sur ce qui cause le désamour, le refus de la paternité, le tout dans un style chantant et poétique, qui vous happe et ne vous lâche qu'à la fin de la
lecture.